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La France a une place à se faire dans la Sport Tech internationale

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La France a une place à se faire dans la Sport Tech internationale

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La France a une place à se faire dans la Sport Tech internationale

Catégorie :Revue de presse, News

VOGO, cité par le Tremplin dans les startups à compter sur la scène internationale de la Sport Tech – Source, Forbes.


 

Auteur : Melissa Carles
De : Forbes

Premier pays à avoir créé un incubateur dédié au sport, la France se positionne en pôle position dans la course à l’innovation. Mais certaines de ses compétences restent à muscler.

Le nombre d’objets connectés dédiés au sport en France (montres, bracelets, brassards…) dépassait les 75 millions en 2017, selon une étude de l’IDATE, think tank  spécialisé dans l’économie numérique. Et ce n’est pas fini. Les prévisions promettent un avenir radieu à la sport tech : ces technologies devraient atteindre les 528 millions en 2021. Le marché sportif français, qui représente 275 000 emplois et un chiffre d’affaires de 37 milliards par an, soit 1,8% du PIB d’après la Frenchtech, devrait donc connaître une véritable explosion. Le Tremplin, le plus ancien incubateur dédié au sport et basé à Paris, en est un acteur majeur. Créé en 2015, il abrite plus de 60 jeunes pousses innovantes dans les domaines des équipements connectés, du coaching par application, de l’analyse de performances ou encore du sport en entreprise. Bien décidées à transformer les usages du sport en France, les start-up accompagnées Le Tremplin ont levé 80 millions d’euros depuis 2015 dont 25 millions d’euros sur la seule année 2017. Avec près de 2 Français sur 3 qui affirment avoir une activité sportive et un budget annuel moyen de 264 euros par personne, les possibilités de business sont larges.

Le sport comme stratégie de digitalisation de l’entreprise

Sans surprise, la même étude Harris Interactive désigne, en 2017, le football comme sport préféré des Français avec 13% de votes. Une discipline sur laquelle mise la start-up belge Seaters, incubée au Tremplin. Son fondateur, Jean-Sébastien Gosuin, est parti du constat que les places réservées aux sponsors dans les stades (Toyota, Nike, Adidas… pour les plus gros)– qui sont aussi les mieux placées – sont souvent très parsemées, même lors de grands événements sportifs. « À force d’être toujours conviés aux mêmes évènements, les invités des sponsors se lassent, justifie Pierre Debleme, le directeur France de Seaters. D’autres clients ne sont simplement pas intéressés mais ne signalent pas leurs désistements. » Pour repeupler ces tribunes qui représentent 10% des places lors d’un match, la start-up propose alors une plateforme digitale qui fonctionne comme une liste d’attente. « Elle permet aussi aux invités de signaler s’ils ne viennent pas. Les places sont ainsi redistribuées aux clients du sponsor inscrits sur la liste. C’est le cas pour la chaine BeIN Sports qui fidélise ainsi ses abonnés. »  Après avoir convaincu de gros clients comme l’Olympique Lyonnais, BNP Paribas ou La Poste, la start-up souhaite désormais se faire connaître auprès de plus petits sponsors à l’international, puisque Seaters est implantée à New-York, Bruxelles, Paris, Londres et poursuit son développement en Europe, notamment en Suisse.

La France sur le podium européen du marché du fitness

Se focaliser sur l’international, c’est aussi le projet du Tremplin. D’autres incubateurs dédiés au sport ont ouvert ces deux dernières années : à Los Angeles, en Italie, à Berlin, à Montpellier et en Essonne. Tous ces acteurs du sport se sont rencontrés pour la première fois début mai avec la volonté commune de collaborer. Comparé à d’autres secteurs comme les ressources humaines où le Lab RH regroupe 420 start-up innovantes et aspire à devenir une référence mondiale, le domaine sportif poursuit son développement. Omar El Zayat, le directeur du Tremplin et ancien auditeur financier chez Ernst & Young, en est conscient : « On en est encore aux prémices de notre travail en commun, mais une chose est sûre : ce n’est pas en se regardant le nombril que l’on va évoluer ! » ironise-t-il. La France a un grand potentiel pour ces jeunes pousses du sport : elle est le 3ème plus gros marché de la santé et du fitness en Europe, derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni. L’Europe surplombe d’ailleurs les États-Unis dans ce domaine.

Pour se faire connaître, les start-up sportives les plus innovantes se rendent au CES de Las Vegas, un rendez-vous annuel regroupant les technologies les plus pointues. En janvier 2018, 10 start-up françaises spécialisées en sport tech s’y sont rendues dont Foosball Society, premier réseau social de joueurs de babyfoot ou encore Im Innov, premier système d’alerte connecté pour assurer la sécurité du cavalier et de son cheval lors de balades en pleine nature. En 2017, L See, incubée au Tremplin, y a, elle aussi, exposé sa technologie : un petit appareil relié à une application qui permet de mesurer instantanément la quantité de graisse perdue après un effort grâce à une petite goutte de sang. Le concept a été imaginé par Cyril Torre, docteur en génétique moléculaire. Après 3 ans de développement, l’appareil sera commercialisé en fin d’année. « Les professionnels que nous avons rencontrés lors de l’événement étaient très intéressés. Notre prototype a été bien reçu », se félicite l’entrepreneur. « Nous voulons faire nos preuves en France avant de nous exporter. Mais nous avons déjà analysé certains pays qui seront de bons clients comme le Brésil où le culte du corps est très développé ou encore l’Asie. Là bas, la population n’est pas réfractaire à se piquer le doigt, comme ça peut être le cas en Occident. L’aiguille est assimilée à l’acuponcture, donc au bien-être. »

Le retard français dans la fan expérience

L’hexagone est-il donc pionnier en sport tech ? « Nous sommes précurseurs en innovation technologique comme les objets connectés, la robotique ou l’intelligence artificielle par exemple, constate le directeur du Tremplin. Mais en terme de fan experience, c’est-à-dire optimiser l’expérience des spectateurs et supporters dans les tribunes, les États-Unis sont plus avancés. Les Français attendent de voir ce qui marche aux USA avant de l’appliquer alors que les Américains s’adaptent aux attentes des spectateurs. Mais on essaie de rattraper notre retard grâce à des start-up comme Digifood, qui propose de se faire livrer de la nourriture à sa place au stade ou encore Vogo, une application qui permet de visionner une compétition sous tous les angles ».

Et pour dénicher ces petites pépites qui révolutionneront le sport français, Omar El Zayat s’appuie sur 4 critères : la viabilité économique du projet, la possibilité de création d’emploi, la complémentarité de l’équipe (« 5 commerciaux qui ont la même vision du business, ce n’est pas possible… ») et un prototype déjà développé.  Une méthode qui n’est pas infaillible, mais qui a permis aux start-up incubées de lever 80 millions d’euros depuis 2015 dont 25 millions d’euros sur l’année 2017. Sur les 107 candidatures reçues pour la prochaine promotion, 20 ont été sélectionnées. « Bien sûr, on a déjà dit non à des boites qui se portent très bien aujourd’hui… Mais celles que nous accompagnons ont 90% de chance de passer le cap difficile des 2 premières années, contre 2 sur 10 lorsqu’elles sont seules. »*

Ces prochaines années, les start-up françaises ne manqueront pas d’événements pour perfectionner leurs technologies et en imaginer d’autres avec la Coupe du Monde de football en Russie dès le 14 juin 2018, le championnat d’Europe de handball féminin à la fin de l’année en France, le championnat du monde de football féminin en 2019, sans oublier les Jeux Olympiques organisés en France en 2024.

 

Date de publication : 28 Mai 2018
Source : Source, Forbes

 

 

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